Historique du Foyer culturel

La naissance d’un centre culturel, une suite logique.

L’histoire sociale et industrielle ont fait que depuis le 18ème et durant les 19ème et 20ème siècles, un grand nombre de clubs, d’associations et autres mouvements ont vu le jour (mouvements ouvriers coopératifs, socialistes ou chrétiens, harmonies, sportifs, etc.). La polarisation était alors très présente.

Fin des années 70, une forme de Centre culturel est née sous l’aile de l’Echevinat du « temps libre ». Une coordination s’est installée formellement et quelques activités propres au « Centre culturel » ont vu le jour, principalement des conférences et de la diffusion jeune public.

Parallèlement, plusieurs associations ont obtenu la reconnaissance de la Communauté Française : deux Maisons des jeunes, la Bibliothèque, des locales de mouvements d’éducation permanente comme le PAC, Vie féminine, Femmes prévoyantes, etc.

Début des années 80, une partie de celles-ci se regroupent pour créer sur Sprimont un mouvement local d’éducation permanente qu’on appelle alors le « Foyer culturel Henri Simon ». Celui-ci rassemblait environ 80 associations et organisait quelques activités pour le jeune public. Sa principale mission était la coordination d’activités locales mises en place par les associations.

A la fin de la même décennie, plusieurs associations (PAC, Cléo, MJ) ont interpellé le pouvoir politique en demandant s’il n’était pas opportun de passer à une vitesse supérieure. Elles souhaitaient formaliser davantage la structure qui était sous la tutelle communale et la rendre autonome. Il est alors proposé de lui donner la forme d’un Centre culturel. Jean-Luc Gustin, directeur actuel et à l’époque animateur à la MJ de Sprimont, s’est proposé pour constituer  un dossier de reconnaissance. Celui-ci est rentré en 1991: le Centre culturel obtient sa reconnaissance avec rétroactivité en 1990 en catégorie 4.

Entre-temps, fin des années 80, l’Administration communale a acheté les bâtiments de l’ « Union coopérative » où le centre culturel s’est alors installé. Les premières années, de multiples travaux d’aménagement ont été réalisés (bureaux, salles de réunion et de spectacles, etc.).

L’équipe se met en place : Jean-Luc travaille désormais avec Christiane Wuidar (compta) et Mia Fourgon (administratif), deux employées détachées de l’Administration communale. Patrice se joint  à l’équipe, soutenu par une équipe de 3-4 ouvriers APE détachés de l’asbl GREOA (Groupement de Relance économique Ourthe-Amblève), pour aménager les locaux.

Ce sont principalement des activités de diffusion et d’aide aux associations qui ont été au départ de l’action.

Le Foyer culturel Henri Simon organise principalement : de la diffusion scolaire que nous appelons « Théâtre à l’école », des activités jeune public les samedis, de la diffusion en soirée pour les adultes avec principalement de la musique car l’animateur avait et a toujours de multiples et nombreux contacts dans le milieu (Service diffusion, Jeunesses Musicales, Asspropro, etc.). 

L’aide aux associations était, quant à elle, principalement une aide administrative (demandes de subventions et autres).

A cette époque, toute l’équipe du Centre culturel pouvait intervenir dans les projets (diffusion, gestion des salles, etc.), aussi bien le directeur que les ouvriers et le technicien.

Quand le volume d’activités de diffusion (scolaire et tout public) a encore augmenté, il a été indispensable d’engager du personnel spécifiquement lié à la technique des spectacles. C’est donc en 2000 que le premier régisseur est engagé, Jean-Claude Marquet, dit « Kèkè », et que l’association se professionnalise et intensifie la diffusion, notamment en collaborant davantage avec les Jeunesses Musicales et d’autres associations.

Via des plans CST, TCT, et APE, le Centre culturel obtient des détachements de personnel communal, principalement pour le travail administratif: l’équipe est alors composée de 7 personnes puisque Luc Pirotte, Dimitri Baillien et Marie-Claire Venken se joignent à l’équipe.

Grâce à ce renfort, les projets se diversifient avec plusieurs partenaires locaux (Fête de la musique, Le Ciné-Club, les projets avec la Mj, etc.) et le volume d’activités augmente. Petit à petit, la salle est de plus en plus souvent occupée par d’autres associations, notamment puisque nous proposons un service de location et de prêt de salles.

Nous procédons à une extension et à des transformations de l’infrastructure (maison voisine « Mason », atelier, accueil) que nous rééquipons en conséquence : salle de spectacle, loges, bureaux d’accueil, etc. Ces changements se font en parallèle avec le développement de l’équipe.

L’année 2007 fut marquée par l’accident de notre régisseur. Suite à cet évènement douloureux, Olivier Mulquet est engagé pour le remplacer en 2008. L’année suivante, une première animatrice est engagée, Emilie Thomas. Son travail est principalement dédié au développement du secteur de l’éducation permanente et du travail en partenariat, en soutien aux associations.

2012 est également marquée  par le changement  avec les départs d’Olivier et d’Emilie et l’arrivée de Quentin Gilet et d’Elodie Lambert en remplacement. Quentin, avec la complicité de Patrice, s’implique davantage dans le travail de création (résidences notamment) et propose des améliorations techniques. Elodie, quant à elle, développe le pôle et les projets d’éducation permanente, les partenariats, le cinéma et les prémices des propositions Jeune Public tout-public. 

En 2014, le Centre culturel doit faire face aux départs de Mia et Colette Minguet (attachées communales, administratives). Tout cela entraine une nouvelle répartition des tâches et du travail. 

Ces départs amènent le Centre culturel à opter pour l’engagement d’une seconde animatrice, en vue de développer les projets jeune public (diffusion, médiation, etc.) et pour soutenir la direction administrativement. En 2015, Julie Bouchat est engagée à temps plein. Depuis l’arrivée de ces deux animatrices, une nouvelle vitesse de croisière a été enclenchée.

Beaucoup de collaborations et partenariats ont vu le jour ou se sont renforcés : avec la Coordination Culturelle Régionale liégeoise, les services communaux, la Coordination femmes O-A, les Jeunesses Musicales, l’Académie OVA, les Bibliothèques, etc. 

L’histoire se poursuit…

Scène

Le contrat programme va modifier nos méthodes et nos contacts avec les publics et les partenaires. Il s’agit d’un tournant majeur et positif pour notre Centre culturel, qui se réoriente forcément vers des actions culturelles passionnantes et plus en lien avec le territoire, et dont l’équipe se voit redynamisée par un travail de fond nécessaire à la demande de reconnaissance, mais qui assure certainement un futur passionnant, riche d’expériences et de nouvelles compétences..

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